Sculpteur par la passion, je vis par et au travers de la sculpture...

28/10/2011




Grandeur nature.
Je voudrais faire grand, que grand.
Il y a tellement plus d'élan, de liberté et de l'espace.

Je n'aime pas expliquer mes pièces.
Alors je mets que les photos, elles vont parler elles mêmes.
Chacun trouvera sa propre vérité...




























10/07/2010

Chaïm Soutine, né en Lituanie, le 9 juin 1893 et mort à Paris, le 9 août 1943, est un peintre français.

Peu expansif, introverti et secret « Soutine resta une énigme impossible à déchiffrer jusqu’à la fin. Ses toiles sont les seules clefs véritables qui ouvrent la voie de cet homme déroutant.»

Sa peinture est déroutante aussi. Comme toute sa vie.

Éperdument amoureuse de lui et de sa peinture, j'ai beaucoup travaillé la terre en me basant sur sa peinture. Cela m'a permis de mieux comprendre sa souffrance et sa passion.

J'aimerais tellement avoir sa ténacité...







Parfois je m'attache à sa peinture jusqu'à en souffrir, parfois, je me mets à la place de ses personnages. Comme si je vivais leurs vies. Parfois, je me laisse aller ou alors je vois ses personnages changer leurs positions et leurs expressions... pour pouvoir partir quelque part...





Quel univers... Je regrette de ne pas pouvoir y habiter.






























































26/02/2010

Pourquoi le monde infantile me parle tant?
C'est à cause de (ou) grâce au vécu qui m'a construit.
Que c'est simple!

Comment accéder l'enfant qui se trouve dans l'autre en face?
Ou peut être dans moi même?
Parvenir a le toucher, le faire parler, le comprendre.
Ne pas lui faire mal.


Et se surprendre...





J'aurais envie de protéger cette enfance.
Mais que je me moque de mes bêtises...



17/12/2009

Je ne peux pas m'empêcher à penser à des attitudes, expressions, réflexions sur lesquels j'ai déjà travaillé.
Comme si, des certaines pièces n'étant pas entières, me frustraient, et je sentais le besoin de finir le travail commence. (Toujours la frustration de croire qu'on ne finit jamais...)




Du coup, je reprends les mémés idées sans qu'elles soient vraiment les mémés. Impossible de refaire pareil. Mémé si des fois je le veux, vraiment. Pour pousser plus loin, pour voir ce qui peut être au bout peut se passer...

Je fais, et puis c'est tout.
Parfois il n'y a rien d'intéressant... Et la, ça fait mal.
Parfois, c'est très fort, et la sculpture ressent tout de suite cette force.
Parfois, c'est juste une petite chose.
C'est justement ça, cette petite chose...


Mes boudeurs ne me suffisent pas. Je fais, je refais. Comme si j'avais envie de sortir quelque chose de parfait. Je sais bien que non, ça ne marche pas comme ça, mais je persiste.






Les mains, oh que c'est passionnant... Ce pauvre boudeur me parle et j'ai envie de faire un en entier. J'entame mon boudeur en entier, et au fur et a mesure il devient une fillette bien perdue dans l'espace de mon atelier, rempli de tout genre d'expressions. J'abandonne la fillette. Peut être il y a trop d'expressions?



Mes boudeurs... Il faudrait faire une seule pièce qui réunirait les expressions de ces 4 bonshommes et puis...


Je termine par la fatigue. La petite chose qui se crée entre le visage et la main...


Une pièce de 4 attitudes, emportées par la fatigue, sommeil et repos des mains.
Cette petite chose...



A voir?...

27/11/2009



Jésus. La souffrance. La création.




Jésus. Pendant très longtemps j'ai voulu traiter ce thème sans savoir comment procéder, vers quelle direction me tourner. Je viens de commencer. Je descends très profondément dans moi. Je cherche. La terre se laisse manipuler par mes mains plus facilement que le dessin. A voir. A sentir.





La terre parle mieux. Je veux aller encore plus loin. La source de la souffrance est énorme...



La pièce ne me quitte pas, je cogite et du coup je décide d'ajouter un peu plus de la hauteur. Je me rends compte que je sais exactement ou je veux aller. Maintenant, il faut voir comment ça avance.



Parallèlement, je fais un autre Jésus. C'est une nécessite constante de comparer et de reposer le regard...



Une amie me parle de la dignité. Oui, je veux faire transparaître la dignité.



J'agrandies le buste, car il manque de la hauteur... J'hésite, je ne sais toujours pas s'il faut faire les bras... Ça me tente, mais en même temps ce n'est pas le but pour cette pièce là. Je m'arrête...



Je fais encore un autre Jésus. Cette fois-ci, la tête en haut. Comme si il se plaignait à son Père de l'avoir oublié.

Ah, l'anatomie... Je me rends compte que c'est extrêmement important de la connaître pour pouvoir l'ignorer...




Si Jésus a pris toute la souffrance de l'humanité, que devient la souffrance de chacun de nous? Devient-on petit devant la douleur des autres?
J'entends Aznavour aujourd'hui qui dit que sa poésie à lui c'est la poésie de la rue, donc ce n'est pas la poésie.

La sculpture alors? La souffrance que la sculpture traduit... Peut-elle être poétique? Surtout que j'ai la prétention de me diriger vers la sculpture de la rue...

Toujours des grands mots... Un jour je ferai Christ en entier. Ces pièces resteront des croquis précieux.